Archive pour août 2009
Le chiffre de la semaine concerne la possession de téléphones intelligents.
7% des Québécois possèdent un téléphone dit « intelligent », comme un BlackBerry ou un iPhone.
Sondage exclusif pour Ad hoc recherche auprès de 543 participants de partout au Québec du 25 mai au 19 juin 2009 (marge d’erreur de ± 4,2%, 19 fois sur 20).
Le “buzz” autour de la télé médecine est lancé depuis longtemps mais l’évolution rapide des téléphones portables nous fait découvrir des possibilités assez intéressantes. Par exemple : diagnostiquer des maladies infectieuses (ex: Malaria) à l’aide d’un composant microscope qui se branche au portable.
Dans un article récemment publié dans le journal médical PloS One, on présente l’utilisation de la technologie CellScope développé par University of California Berkeley. Utilisée dans les pays en voie de développement, cette technologie pourrait s’avérer très efficace pour la médecine de première ligne ou en territoires isolés. Le fonctionnement est simple : Un module microscope se branche à un téléphone portable et le médecin est par la suite en mesure d’analyser un échantillon sanguin. Le microscope est assez puissant pour détecter des maladies infectieuses comme la Malaria ou la Tuberculose.
Les débouchés potentiels de cette technologie sont énormes. La téléphonie cellulaire est souvent vue, avec raison, comme le planche de salut économique et social des pays en voie de développement. On a qu’à penser au gigantesque projet de Nandan M. Nilekani, cofondateur d’Infosys qui vise à fournir une identité à 1.2 milliards de citoyens indiens à travers leur téléphone portable. Le tout dans le but d’officialiser certaines transactions qui se font souvent dans la clandestinité, aux dépends des paysans impuissants parce qu’ils sont dépourvus d’identité valide. Beaucoup de projets similaires sont en développements et utilisent tous la téléphonie cellulaire comme plateforme.
Plus près de nous, l’exemple cellScope pourrait être repris sous une multitude de variantes afin d’améliorer le quotidien des patients ou des médecins mobiles.
Imaginons un médecin qui possède un téléphone intelligent comme base de travail et plusieurs accessoires (extensions) qui peuvent servir à effectuer un diagnostic rapide. Par exemple : un glucomètre, un module permettant d’effectuer des électrocardiogrammes, un tensiomètre, etc. Poussons la réflexion plus loin et imaginons que les données sont automatiquement recueillies, compilées, encryptées et cataloguées dans notre dossier médical numérique. Ce ne sont pas des concepts nouveaux mais le téléphone portable prend de plus en plus de place dans l’infrastructure de santé du futur.
cellScope
Plateforme : Mobile (Symbian?, Windows Mobile?)
Coûts : Environ 75$ USD (!!!)
Microscope : 2X à 50X
Source: labs.gnetix.com
Après 98 années d’existence, Expo Québec fait évoluer sa marque en utilisant les nouvelles technologies. En effet, l’organisation utilise la technologie Bluetooth pour rendre le site de l’événement 100% mobile, une première au Québec en événementiel.
Développée par Piranha Agence Tactique, cette approche novatrice permet de transmettre de l’information privilégiée au public de manière non intrusive.
Selon Martin Bernier, coprésident de Brad : « En tant qu’agence ayant développé une expertise en publicité interactive, nous avons recommandé à notre client de permettre aux visiteurs d’avoir accès gratuitement à du contenu téléchargeable par leurs téléphones intelligents grâce à la technologie Bluetooth. ».
Par le biais de bornes Bluetooth détectant les téléphones mobiles à proximité, Expo Québec invite les utilisateurs d’appareils portables équipés de la fonction Bluetooth à recevoir plusieurs contenus mobiles exclusifs tels qu’une sonnerie et un fond d’écran.
Afin d’encourager cette initiative, plusieurs grandes affiches inviteront les visiteurs à télécharger les contenus dans les diverses zones Bluetooth. « Nous sommes très fiers d’être les premiers au Québec à utiliser cette technologie pratique et écologique pour informer et privilégier nos visiteurs », souligne Ginette Lachance, directrice-générale adjointe d’ExpoCité.
Expo Québec aura également un site Internet mobile afin de rendre accessible la programmation complète des activités relatives d’Expo Québec. Accessible par tous les types de téléphones portables, le site mobile www.expoquebec.mobi va aussi offrir l’opportunité aux utilisateurs de télécharger différents contenus Expo Québec exclusifs aux mobiles. Ce site sera en ligne quelques jours avant le début de l’événement.
La Société des alcools du Québec aura aussi sa propre Zone Bluetooth. Installée à l’intérieur du Bistro SAQ, cette zone va permettre aux visiteurs de télécharger sur leurs mobiles de l’information sur les vins en dégustation.
« Nous croyons que cette stratégie novatrice deviendra un modèle de marketing mobile pour les événements canadiens d’envergure », affirme Dominic Gagnon, président de Piranha.
Y-a-t-il du nouveau sous le soleil de Nice? Pas encore puisque l’expérimentation pré-commerciale du sans contact sur la base de la technologie NFC ne commencera pas avant 2010. Quoi de neuf depuis 4 ans et les tests de Strasbourg et de Caen diront les sceptiques? La possibilité de tester grandeur nature et non pas simplement avec un beta-test de quelques centaines d’utilisateurs? C’est bien peu au regard des enjeux du paiement sans contact. Le chemin est encore long avant une adoption massive de la technologie NFC. Il faudra que les nombreuses parties prenantes se mettent d’accord sur un modèle économique et les efforts marketing à faire pour convaincre les utilisateurs sont colossaux.
Les raisons du succès du sans contact au Japon sont multiples à commencer par le rôle unique qu’a joué la solution intégrée Felica de Sony et l’investissement initial fait par Felica Networks pour aider les marchands à s’équiper de readers compatibles sur les points de vente. Le rôle des opérateurs dans le développement de l’internet mobile et l’usage élevé des services mobiles ont permis de créer un contexte naturel pour le développement des paiements sans contact. D’ailleurs, l’usage Japonais n’est pas si massif que ça. Les deux services les plus populaires et disponibles chez le plus grand nombre de marchands sont respectivement Edy (porte-monnaie sans contact) et Mobile Suica (e-ticketing system de Japan East Railways) avec respectivement 19 et 6% d’usages via le mobile.
Il faut donc d’abord que l’infrastructure NFC soit en place et que le déploiement des cartes de paiement et de fidélité sans contact (Barclays Card au UK, Carrefour en France depuis quelques semaines) se développent avant d’envisager sérieusement le NFC mobile. Certes Nokia et très bientôt Samsung, ainsi que la plupart des constructeurs, auront quelques terminaux NFC mais on est loin d’une production de masse. De nombreux acteurs dont certaines banques (Rabobank, Crédit Mutuel…) poussent activement la solution ainsi que les transporteurs, les opérateurs, les fabricants mais les intérêts divergent.
Qui peut donc jouer le rôle actif qu’a joué un Felica au Japon? Personne ne semble prêt aujourd’hui à jouer ce rôle et la question du partage des risques, des coûts et des revenus restent entière. Pourtant l’espoir pourrait bien venir des distributeurs dont certains maîtrisent l’intégralité de la chaîne de valeur (acheteurs de terminaux via leurs MVNOs, distributeurs des offres opérateurs, offreurs de solutions de paiement et de fidélité…). Dans une grande discrétion et sans communication officielle comme son concurrent Carrefour, Casino a récemment lancé un test grandeur nature à Marseille, autour du NFC dans un hypermarché et un supermarché. Au-delà du paiement, l’enjeu est de surtout de tester certaines applications et services mobiles comme la dématérialisation des coupons de réduction. C’est tout l’intérêt du NFC que de relier le mobile marketing, le CRM, le mobile commerce et le paiement sur mobile.
Grâce au soutien de la puissance publique et à la présence de pôles de compétivité ainsi que d’acteurs incontournables (Inside Contacless), certains pensent que la France doit jouer un rôle clef et qu’elle est en avance. Pourtant, au-delà de Nice (initiative publique) et de Marseille (initiative privée), les initiatives intéressantes viennent beaucoup de l’étranger: de la Turquie au Canada en passant par la préparation des JO 2012 à Londres.
Source: servicesmobiles.fr





